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CELLES-CI SONT TOTALEMENT COMPLÉMENTAIRES ENTRE ELLES, LA PARANOÏA, LA SOUFFRANCE ET LE HANDICAP, SONT TROIS ÉLÉMENTS QUI "CONDITIONNENT" FORTEMENT NOS ORIENTATIONS ET NOS CHOIX D'EXISTENCE QUE NOUS SOUHAITONS EXERCER "LIBREMENT" AU TITRE DU DROIT NATUREL.

RAPPELONS SIMPLEMENT QU'EN TANT QUE PARANOÏA, IL NE FAUT CONSIDÉRER ICI QUE LE TERME JOURNALISTIQUE POUR RENDRE COMPTE DES ÉTATS PSYCHOLOGIQUES COMME LA MÉFIANCE, LA SUSPICION OU LE SCEPTICISME QUI AGITENT NOS ESPRITS LES PLUS SAGES EN CETTE PÉRIODE DE DOUTE EXTRÊME POUR ENVISAGER NOTRE PROCHE AVENIR.

Ce blog n'est pas exposé à la lecture dans des fins "occultes", c'est pourquoi j'ai posté un billet significatif sur les volontés de manipulation faites par les Gourous et les Sectes avec l'adresse des services de la Miviludes à contacter :

http://fiocret.blogspot.com/2011/06/les-gourous-et-les-sectes.html


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samedi 17 septembre 2011

EXPERTS MÉDICAUX SOUS INFLUENCES




Un doute certain s'est installé dans les esprits de nos malades qui souffrent de pathologies plus ou moins graves, mais qui dégénèrent de plus en plus souvent en complications graves alors que le bilan médical ne laissait prévoir à son origine aucune finalité de ce type.

Tout le monde est en droit de s'interroger sur les origines du mal .... d'autant que toutes complications affectent le moral du patient et de sa famille proche, tout en grévant de manière importante les budgets de la médecine et en particulier ceux de l'unité de soins, surtout dans un hôpital publique.

Faut-il pour autant relancer la chasse aux sorcières ???

En cette période de crise économique et de courses à l'audimat engagées par ceux qui prétendent savoir redresser les comptes de nos services de santé et de la sécurité sociale, il faut principalement taxer, et le praticien peu scrupuleux dans l'établissement de ses ordonnances car trop surchargées par des prescriptions dont les effets peuvent en final s'avérer contradictoires, et le malade qui en prendrait à son aise pour se faire prescrire des tonnes de médicaments, osant même consulter d'autres confrères pour se donner l'illusion d'être parfaitement écouté et donc, parfaitement soigné ....

Mais l'origine du mal dont souffrirait en réalité notre système de santé serait dissimulé derrière de sombres accords financiers entre les laboratoires pharmaceutiques et les officines, voir les médecins qui prescriraient des médicaments sans que leur efficacité réelle soit prouvée. Plus tristement encore, on découvre au fil de ces toutes dernières années que certaines complications maladives voient le jour et que leur origine reposerait plus sur ces prescriptions très particulières relevant de certains arrangements, dits accords financiers.

En gros, quand nous franchissons la porte d'un cabinet médical, nous prenons le risque d'en sortir plus malade que lorsqu'on y est entré la première fois .....

Depuis les années 2008-2009, des voix tentent de tirer la sonnette sur certaines dérives qui laissent à penser que la prescription médicamenteuse est devenue source de juteux profits financiers sous la bénédiction de nos plus grands experts, voir sous la tutelle même de notre Ministère de la Santé, lui qui par ailleurs dénonce un usage abusif chez certains des patients pour mieux les taxer sur le plan des remboursements. Il y a là effectivement de quoi s'interroger.

Le sérieux que mériterait une telle Institution, celle de la Santé Publique, semble pris à défaut surtout quand les révélations faites sur certains parcours professionnels de nos Ministres montrent à quel point ils se trouvent "liés" avec les décideurs de nos laboratoires de recherches et de productions de médicaments.

Ce fût le cas pour Mme Roselyne Bachelot, avant sa nomination dans notre Gouvernement, elle qui aurait passé au moins 12 années au service de l'industrie pharmaceutique.


Quand s'est présentée l'affaire de la grippe A H1N1, beaucoup de nos journalistes se poseront quelques questions ...( et se les posent encore après l'annonce de la perte de 400 millions d'euros, ceci après que les vaccins en question aient atteint leur date de péremption .... source France 2).



Globalement, le titre d'expert médical devient alors très critiquable, même au sein des responsables des services de santé, ce qui vaut pour certains d'entre eux une mise en quarantaine ou l'exclusion pure et simple. 

Le docteur Alain Braillon a déjà fait l'objet de mes publications sur ce blog, lui que je considère à juste titre comme un praticien intègre mais qui a osé plaider la cause de ses patients :


Si dans les instances de notre belle France, certains ont jugé nécessaire de le disqualifier en allant jusqu'à lui interdire la fréquentation des congrès, c'était d'une certaine façon l'aveu d'un réel danger que représentaient ses déclarations pour les lobbys industriels de la pharmacie.

Car enfin, ce professionnel hautement reconnu ne pouvait se permettre de telles déclarations sans de réelles certitudes et les dernières publications faites aux Etats Unis allant dans le même sens, tout ceci nous offre une lecture très perspicace dénonçant à la fois la nécessité de transparence et le retour à l'école de nos "dits" experts.

C'est ainsi que Mr Antony Robbins, ex Président de la société américaine de santé publique, lui a demandé de rédiger une analyse pour le Journal of Public Health Policy. 

Une fois de plus, il semble plus facile pour le Docteur Alain Braillon de faire partager ses opinions sur la question avec des assises américaines que celles dont il dépendait avant sa sanction ....          C'est un comble !!!!!!!!


Il ne serait donc plus considéré comme douteux de s'exprimer sur l'existence de conflits d'intérêts en médecine, surtout après l'affaire Servier et les effets terribles du Médiator, véritable bombe à retardement.

Tout ceci prouve que nos instances dirigeantes ont encore trop tardé pour prendre en considération les déclarations du Docteur Alain Braillon sur de nombreux autres domaines tout aussi scandaleux. 

En final, c'est toujours le patient qui sera conduit à la guillotine.

Pour compléter mon éclairage personnel, je me suis imprégné des publications faites au sein d'un milieu associatif indépendant : Formindep (pour une formation et une information médicales indépendantes de tout autre intérêt que celui de la santé des personnes.)
qui nous rappelle que Marc Rodwin, juriste universitaire aux Etats Unis, avait publié en 1993 "Medicine, Money, and Morals : Physicians’ Conflicts of Interest". 

Cette question que l’on semble découvrir en France avec le désastre du Mediator, est débattue, analysée, réfléchie aux USA et ailleurs depuis plus de 20 ans.


Je cite :

Dans son nouveau livre en anglais, il s’agit d’un état des lieux comparé des conflits d’intérêts entre les Etats-Unis, le Japon et la France. Trois systèmes de santé, trois façons de créer des conflits d’intérêts en médecine, et trois façons d’envisager leur prise en compte et leur gestion.

Le médecin est au cœur d’un système sanitaire sur lequel s’exerce un faisceau d’influences, celles de la profession médicale et de ses intérêts, celles de la médecine vue comme un marché où la présence des intérêts commerciaux et industrielle s’exerce avec la force et les dégâts que l’on sait, celles d’un État garant en principe de l’intérêt général, orienté par ses choix politiques et idéologiques.

Je crois pouvoir m'avancer, après les révélations du Docteur Alain Braillon, que ce secteur nous réserve encore bien d'autres surprises et que ce ne sont malheureusement pas les déclarations rassurantes de nos Ministres qui vont faire évoluer durablement la sécurité des médications car les intérêts financiers sont beaucoup trop grands.

Quand ce médecin rebelle s'exprime, c'est toujours à l'étranger et aujourd'hui en Angleterreauprès de l'agence européenne du médicament :

Et comme le dénonce l'Association Formindep, si nous n'avons pas encore accès à certaines bases de données, soyons en certains qu'il y a encore quelque chose à cacher !!!!

je cite : 

C’est en fouillant dans différents registres parfois tenus secrets par les industriels que l’on a une idée de ce qui est publié ou non. Ce qui n’est pas publié est un biais de publication. 

Ainsi, le British Medical Journal a publié en janvier 2011 deux études qui étayent solidement l’ampleur du biais de publication. Jefferson [9] anime le réseau Cochrane en charge des infections respiratoires aigües et des vaccinations. En 2009, à la suite du signalement d’un pédiatre japonais, il mène une enquête et découvre que la firme Roche n’a pas publié la majorité des essais de phase III [10] de l’oseltamivir (Tamiflu®). 

Il en arrive à la conclusion qu’en 2006 la méta-analyse de Kaiser qui avait permis de conclure favorablement et de manière erronée à l’effet positif de ce médicament n’aurait jamais dû être retenue.

Pour Jefferson, la mise en œuvre d’une politique sérieuse pour s’assurer que les médicaments sont sûrs et efficaces est un enjeu majeur.
 
Après de telles révélations dont nous ne pouvons que remercier le Docteur Alain Braillon pour son courage alors qu'il en paie les conséquences aujourd'hui, nous ne pouvons que contester les réformes de la Sécurité sociale réclamées et "imposées" par nos Gouvernants puisqu'ils créent eux-mêmes par ailleurs des gouffres financiers pour tenter de soulager des maux survenant après l’absorption de médicaments non conformes à la rigueur que réclame une telle initiative. 

Cette affaire nous rappelle tristement le prix de la vache folle ou de l'hormone de croissance, résultats des libertés d'action accordées à des apprentis sorciers mais certainement pas de la part de nos médecins réputés, faisant honneur au serment d’Hippocrate !!!!!