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CELLES-CI SONT TOTALEMENT COMPLÉMENTAIRES ENTRE ELLES, LA PARANOÏA, LA SOUFFRANCE ET LE HANDICAP, SONT TROIS ÉLÉMENTS QUI "CONDITIONNENT" FORTEMENT NOS ORIENTATIONS ET NOS CHOIX D'EXISTENCE QUE NOUS SOUHAITONS EXERCER "LIBREMENT" AU TITRE DU DROIT NATUREL.

RAPPELONS SIMPLEMENT QU'EN TANT QUE PARANOÏA, IL NE FAUT CONSIDÉRER ICI QUE LE TERME JOURNALISTIQUE POUR RENDRE COMPTE DES ÉTATS PSYCHOLOGIQUES COMME LA MÉFIANCE, LA SUSPICION OU LE SCEPTICISME QUI AGITENT NOS ESPRITS LES PLUS SAGES EN CETTE PÉRIODE DE DOUTE EXTRÊME POUR ENVISAGER NOTRE PROCHE AVENIR.

Ce blog n'est pas exposé à la lecture dans des fins "occultes", c'est pourquoi j'ai posté un billet significatif sur les volontés de manipulation faites par les Gourous et les Sectes avec l'adresse des services de la Miviludes à contacter :

http://fiocret.blogspot.com/2011/06/les-gourous-et-les-sectes.html


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dimanche 2 octobre 2011

RÉELLE DÉRIVE DE NOS SYSTÈMES DE SANTÉ




Quand nous avons la chance de pouvoir dialoguer avec des personnes qui s'engagent pleinement dans la défense du droit des citoyens en terme de santé publique, je dois avouer que notre écoute n'est jamais une perte de temps, tant les révélations faites ne peuvent que nous éveiller un peu plus sur la réelle dérive de nos systèmes de santé !!!!!

Aussi, je veux bien être considéré une fois de plus comme un "parano en manque de reconnaissance" si toutefois, les dénonciations que je publie à la suite de certaines décisions peuvent encore motiver l'attention chez des personnes qui osent prétendre encore à ce jour être à l'abri de certains mauvais traitements ....

Oser dire la vérité n'est pas sans risque ..... selon les expériences vécues par des personnalités de premier plan après avoir été appelées à comparaitre devant les Tribunaux.

Je cite (selon les déclarations du Docteur Alain Braillon à Elena Pasca) : 

Il s’agit d’une SLAPP. C’est l’acronyme anglo-saxon pour Strategic Lawsuit Against Public Participation (Poursuite stratégique contre la mobilisation publique). Le puissant et riche qui vous traîne devant les tribunaux se moque du jugement car, quel que soit le jugement, il gagne toujours : l’attaqué perd son temps et son argent, et même si le tribunal finit par lui donner raison, les frais d’avocat ne seront même pas couverts. Cela permet aussi de faire peur à ceux qui auraient pu penser à faire entendre leur voix critique. C’est fréquent dans les pays anglo-saxons, et cela touche maintenant la France (Le Silence est d’or, dans la revue Pratiques. 2011;53:74-5).
http://braillon.net/alain/3.pdf

http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2011/09/18/la-sante-publique-dans-tous-ses-etats-questions-au-dr-alain.html

Et tout ceci ne manque pas de sel ...... effectivement :


 http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/pierre-meneton-l-obstine_956016.html

Pierre Meneton, un chercheur de l’Inserm qui lutte contre l’overdose de sel dans les aliments industriels, en a fait les frais récemment. Un Français consomme en moyenne 8 g de sel par jour, quand tous les experts internationaux recommandent de ne pas dépasser 5 g. Les conséquences de cette petite « gratte » pour vendre de l’eau au prix de l’aliment (le sel ayant un pourvoir de rétention d’eau très important) sont lourdes : hypertension artérielle avec son cortège de morts et de malades subissant des infarctus, des accidents vasculaires cérébraux… Le Comité des Salines de France a poursuit Pierre Meneton en diffamation, sous le prétexte qu’il a affirmé lors d’une interview pour le magazine TOC en 2006 : « Le lobby des producteurs de sel et du secteur agroalimentaire industriel est très actif. Il désinforme les professionnels de la santé et les médias ». L’Inserm non seulement ne le défendra pas, mais, à la suite de pressions extérieures, fera même scruter son activité par un « Comité d’Ethique interne » pour voir « s’il ne portait pas atteinte à l’image de son institution ».
 
Les différentes sociétés savantes – Cardiologie, Hypertension artérielle, Pharmacologie… – ont été aux abonnés absents pour sa défense. C’est plus facile de faire des ordonnances de médicaments que de la prévention et de l’éducation. Pour celui qui prescrit : c’est plus rapide, il se rassure en confortant son statut de « savant tout puissant », car il permet l’accès à des médicaments nouveaux et coûteux. Celui à qui l’on prescrit est heureux : on lui reconnait un statut et le médicament miracle l’exonère de tout effort personnel. C’est un peu comme les émissions de télé-achat.


Le lobby du sel a été débouté, mais heureusement que les très lourds frais du long procès ont été assurés par la revue Prescrire. En règle, les lanceurs d’alerte n’ont pas cette chance, ils doivent assumer seuls. En plus, en règle générale, les représailles de leur hiérarchie, si subtiles mais si efficaces, les mettent hors jeu professionnellement et socialement, avant qu’ils n’aient pu diffuser leurs mises en garde efficacement.


En 2010, c’est le laboratoire Astellas Pharma qui poursuit, devant le tribunal de grande instance de Paris, cette même revue Prescrire (voir cet article). Il ne tolère pas que cette revue mette en garde sur la nouvelle indication d’un de ses médicaments.

Tout ceci prête effectivement à confusion dans l'esprit des patients qui attendent toujours plus en matière de prévention, sachant combien il leur est difficile d'abandonner certaines façons de s'alimenter notamment .......

Trop peu connues, les initiatives de ce genre comme la Fondation SCIENCES CITOYENNES alors que leur rôle est devenu essentiel dans cette société "tout biZZZness".


C'est d'ailleurs une excellente occasion pour faire signer la lettre ouverte adressée à la Commission Européenne :

La Recherche Publique doit bénéficier à la Société, pas aux grandes entreprises
Une Lettre Ouverte sur le Cadre Stratégique Commun pour le Financement de la Recherche et de l’Innovation dans l’UE
Les recherches qui sont soutenues et financées en priorité aujourd’hui auront un impact décisif sur l’avenir de nos sociétés et de notre planète. Il est impératif que le programme-cadre de l’UE pour la recherche soit orienté en fonction des besoins de la société et de l’environnement plutôt que de ceux des grandes entreprises.
Nos sociétés font face à d’immenses défis écologiques, sociaux et économiques. Le “business as usual” n’est plus de mise, et des changements radicaux sont nécessaires pour faire face à ces défis. La recherche et les techniques ont un rôle essentiel à jouer, mais doivent – et particulièrement dans le cas de la recherche financée par les fonds publics – bénéficier à la société dans son ensemble.
À notre époque de changements rapides, la recherche et l’innovation jouent un double rôle: elles permettent l’élargissement du champ de la connaissance et des décisions mieux informées, mais elles participent aussi à l’apparition de problèmes. Les recherches sur l’énergie nucléaire, les produits pharmaceutiques, l’ingéniérie génétique agricole, la biologie de synthèse, les nanotechnologies, les recherches spatiales et militaires – par exemple – ont permis à de grandes entreprises de bénéficier de généreuses subventions publiques malgré les controverses entourant les conséquences sociales et environnementales de leurs productions. Ceci a réduit d’autant, voire marginalisé, les financements disponibles pour la recherche dans des domaines importants comme la protection de l’environnement, les politiques de santé préventives, l’agriculture biologique et à faibles intrants, les efficacités énergétiques, les énergies renouvelables, la toxicologie, les politiques de l’eau, les pêcheries écologiquement durables ou encore les recherches en sciences sociales qui contribuent aux changements sociaux et à la résolution de problèmes sans recourir à des dispositifs de remédiation technique.
Les programmes de recherche qui ont pour objectifs prioritaires les profits ou les parts de marché ne peuvent répondre aux défis sociaux et environnementaux qu’affronte l’Europe aujourd’hui car ceux-ci imposent précisément de trouver des alternatives aux modèles de développement économique à croissance et profits élevés qui ont été poursuivis avec un zèle si dévastateur. La recherche européenne devrait se concentrer sur les innovations qui apportent des solutions, et les promouvoir, plutôt que d’investir dans des technologies de bout de chaîne qui sont sans effet sur les causes premières des problèmes auxquels la société doit faire face.
Nous sommes en conséquence extrêmement inquiets que la Stratégie Europe 2020 et l’Initiative Phare Europe 2020 pour une Union de l’Innovation ne traitent de la recherche et de l’innovation que presqu’exclusivement sous l’angle de la compétitivité. Ces textes envisagent une société régulée par des dispositifs techniques plutôt que par des politiques sociales, et menacent d’imposer des priorités industrielles inacceptables dans le prochain programme-cadre européen pour la recherche (2014-2020).
De nombreuses organisations parmi les sous-signées, travaillant sur un large éventail de questions de justice sociale, environnementale et économique ont fait part de leur préoccupation devant les biais pro-grandes entreprises existant dans le programme-cadre pour la recherche actuel “FP7”. Nous avons souligné des problèmes tels que la domination par les entreprises des “Plateformes Technologiques Européennes” (ETP) et des organismes “informels” de conseil et d’élaboration de propositions tels que le European Security Research and Innovation Forum. Ces canaux de communication créent un conflit d’intérêts structurel en permettant à l’industrie d’influencer les programmes de recherche de l’UE et de bénéficier des subventions publiques associées. L’utilisation encore plus systématique des partenariats public-privé envisagée par la Commission Européenne exacerbera ces problèmes et hypothèquera les possibilités qu’auraient les innovations d’inspiration sociale de se développer.
Bien que l’UE ait financé des recherches qui se consacrent à l’exploration et la promotion d’alternatives aux marges de son programme actuel (particulièrement au sein de son programme Science et Société), nous craignons que ces possibilités déjà limitées ne soient encore réduites dans le programme à venir.
Les problèmes éthiques associés aux nombreuses technologies controversées que l’UE finance déjà ont été également laissés de côté. Les mécanismes déontologiques de l’UE doivent être renforcés de toute urgence afin que des débats très importants sur l’impact des nouvelles technologies puissent être menés et pris en compte dans l’ensemble du programme de recherche. Le rôle des sciences sociales, particulièrement, ne doit pas être réduit à “l’acceptabilité” des technologies.
Les recherches qui feront de l’Europe (et du monde) un endroit écologiquement durable, sain à vivre et paisible doivent être menées en priorité par rapport à celles qui produisent des technologies commercialisables. Nous, sous-signées organisations scientifiques et de la société civile, pensons qu’un autre programme de recherche est non seulement possible mais urgemment nécessaire afin de faire face aux défis auxquels notre société doit faire face.
Nous appelons les institutions de l’UE à prendre des mesures pour :
  • Dépasser le mythe selon lequel seules des technologies hautement complexes et coûteuses pourraient créer un environnement durable, de l’emploi et du bien-être, et se concentrer davantage sur des solutions réelles aux défis sociaux, environnementaux et économiques;
  • Garantir que le concept d’innovation inclue des formes d’innovation adaptées à leur environnement et socialement pertinentes en plus du développement technique, et faciliter les échanges et la coopération entre les organisations de la société civile et le monde universitaire pour exploiter le potentiel innovant du secteur à but non-lucratif;
  • Établir un processus de décision démocratique, participatif et responsable pour l’allocation des fonds de recherche, exempt de conflits d’intérêts et de domination par l’industrie, et permettre à la société civile de jouer un plein rôle à la fois dans la définition des programmes de recherche et dans la poursuite des projets de recherche eux-mêmes;
  • S’assurer que tous les experts conseillant l’Union Européenne dans le domaine de la recherche soient nommés de façon transparente, afin de pouvoir dispenser des recommandations impartiales et indépendantes, exemptes de conflit d’intérêt; remplacer les organismes de conseil et les plate-formes technologiques dominés par l’industrie par des structures permettant une représentation équilibrée des points de vue et des parties prenantes;
  • S’assurer que la recherche financée par les fonds publics bénéficie à la société dans son ensemble en exigeant des licences d’accès équitable et en encourageant les politiques de licence libre dans le prochain Cadre Stratégique Commun.