Pendant de longues années, parents et enseignants s'emploient à "éduquer" les enfants dont ils ont la charge. A ce titre, toute forme immorale dans le comportement de chacun tendant à être contraire au respect des règles ainsi établies, et enseignées, justifie une critique, un rappel à l'ordre, une protestation, voir une mise en demeure pour obtenir le redressement nécessaire.
C'est donc dans cet esprit que le code civil a été établi le 21 Mars 1804 afin que chacun sache quels sont ses droits et ses devoirs. Aussi appelé code Napoléon (d'après la loi de 1807), il regroupe l'ensemble des règles qui déterminent le statut des personnes, des biens et des relations.
L'Antiquité nous avait déjà laissé un certain nombre de messages majeurs sur ce qui semblait devoir définir les règles légitimes du comportement humain.
Mais déjà largement abordé dans ma publication du 14 février 2010, il était pourtant important cette fois d'aborder l'évolution de notre comportement au cours de ces dix dernières années, période particulièrement difficile économiquement, où nous assistons à une dérive de plus en plus marquée de la notion même du respect, celui que nous rappelle "inlassablement" notre raison.
Sur la présence de cette faculté qui favorise notre jugement entre le bien et le mal, nous constatons de plus en plus souvent un laisser-aller dans l'organisation de nos actions ce qui laisserait supposer une absence de réflexions de plus en plus visible.
Même dans notre Gouvernement, les décisions qui sont prises répondent plus au très court terme, guidées principalement par les émotions suscitées dans le cadre de l'actualité du moment.
Tout pourrait être acceptable si de telles mesures n'engageaient pas la Nation toute entière sur des conséquences trop souvent irréversibles. L'écologie nous en fait déjà découvrir un certain nombre à travers les modifications climatiques actuelles dont nous espérons encore parvenir à nous en protéger mais l'individu par lui-même organise sa perte par un libéralisme sans bornes.
Aussi, lorsque nous disposons d'un peu de temps pour nous octroyer les moyens de réfléchir à la destinée de nos propres enfants, l'angoisse se fait alors présente en nous quand nous les voyons s'étourdir au lieu de se disposer à réagir sereinement.
Trop souvent, je suis amené à juger nos propres enfants comme particulièrement stupides à vouloir s'identifier à une image qui ne présente pas un comportement exemplaire.
Et de savoir ce qu'ont donné par le passé de telles dérives, on peut se demander à quoi leur a servi autant d'années d'études en philosophie et en histoire de France, chose dont nous n'avions pas bénéficié obligatoirement nous-mêmes compte tenu de la quasi absence des études secondaires en notre temps.
Mais savent-ils déjà différencier la stupidité d'un comportement responsable ???
Toute privation d'esprit et de jugement semble leur convenir au point de se demander s'ils n'ont pas renoncé à l'effort tout simplement. L'exemple que nous leurs avons donné n'est pas celui-ci. Faire le contraire de nos valeurs serait-il devenu un simple défi pour marquer leur époque alors que la tristesse et le désespoir se sont déjà largement imposés dans leur existence ???
Voilà autant de questions qui restent en suspens pour nous qui avions relevé un autre défi : celui de corriger notre adolescence de toutes niaiseries, absurdités, insanités, âneries, balivernes, fadaises, crédulités, bêtises, idioties, imbécillités, inepties, nigauderies, sottises.
Leurs conversations sont d'une telle pauvreté qu'elles semblent produites en dehors de toute intelligence humaine, abandonnant même leurs connaissances des pensées littéraires, celle d'un Kant ou d'un Victor Hugo qui ont si bien favorisé pendant aussi longtemps l'usage des bons mots.
Et quand ils prétendent agir au sein de certains moments tragiques de l'existence, c'est encore par des actions sans aucune preuve de discernement, là où une certaine lourdeur intellectuelle se révèle à travers un affaiblissement de la sensibilité, cette sensibilité qu'aurait réclamé avant tout le respect face à l'importance de l'évènement.
Il y a d'ailleurs tout lieu de penser qu'au delà du paraître qu'ils mettent en scène, ils témoignent par l'excès du geste d'une profonde indifférence face au deuil notamment, disparition qui ne serait sans doute que virtuelle dans leur niveau d'inconscience.
C'est ce que nous rencontrons de plus en plus fréquemment dans ces instants .... là le recueillement en appelle à la raison. Ils apparaissent particulièrement creux, sans état d'âme de circonstance, obligeant les anciens à faire des remarques désobligeantes auprès des membres de la famille qui ont voulu pourtant rester à l'écart d'une cérémonie si particulière.
Mais pour bon nombre de nos enfants, ils ont largement passé l'âge de la fessée car en charge eux-mêmes de l'éducation de leur progéniture. Et c'est sans doute ce qui va encore aggraver le devenir de nos futures générations, à cause principalement de parents nouvelle mode, sans grandeur d'âme car tout juste bons à jouer sur leurs manettes de jeux électroniques, là où ils rêvent encore d'être les premiers ..... les premiers en terme de stupidité certainement.
Quelle tristesse !!!!!!

